Les signalements concernant des ours le long des pistes cyclables se sont multipliés ces dernières semaines.
Du côté de la Vélopiste Jacques-Cartier, dans Portneuf, on rapporte la présence d’un ours noir au kilomètre 8, à la hauteur de Shannon.
Les autorités n’ont pas fermé le tronçon, mais on recommande la prudence.

Si les usagers rencontrent un ours lors de leur randonnée, ils doivent rester calmes et éviter les mouvements brusques. Il est recommandé de s’éloigner tranquillement, sans courir, tout en gardant une bonne distance avec l’animal.
On peut garder son vélo entre soi et l’ours afin de créer une distance supplémentaire.
Si le comportement de l’ours devient problématique, il est important de contacter la centrale 𝗦.𝗢.𝗦. 𝗕𝗿𝗮𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗴𝗲 – 𝗨𝗿𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗳𝗮𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗮𝘂𝘃𝗮𝗴𝗲 au 1 (800) 463-2191.
Pour ne pas dramatiser davantage la situation, l’organisation du corridor récréatif a dû modifier sa publication Facebook à ce sujet : on avait illustré le post avec une photo de grizzly, alors qu’il alors qu’elle concernait plutôt l’ours noir qui est présent dans ce secteur, contrairement à son cousin habitant l’ouest du continent…
Un ours libéré de sa cage!
À Lebel-sur-Quévillon, dans la région du Nord-du-Québec, les ours noirs font aussi sentir leur présence. En septembre 2025, on indiquait qu’une femelle et ses petits avaient été aperçus dans le secteur de la piste cyclable.

Les agents de la Protection de la faune du Québec avaient alors formulé plusieurs recommandations à l’intention de la population.
Force est d’admettre que les observations d’ours se sont toutefois poursuivies. Le 8 juillet, une cage a été installée près du cimetière, aux abords de la piste cyclable.
Vers le 26 juillet, un ours a été capturé dans cette cage.
Ce qui s’est produit par la suite est assez troublant… une personne a ouvert la cage pour libérer l’animal!
Cela n’a pas permis aux agents de la faune procéder à sa relocalisation de l’animal sauvage, déplore la municipalité dans une communication à l’intention des citoyens.
«En posant ce geste, cette personne s’est exposée à un risque important pour sa sécurité et celle des personnes se trouvant à proximité», affirme-t-on.
«Cette intervention a également compromis les efforts déployés pour assurer une gestion sécuritaire de la situation.»
La cage a depuis été remise en service. On demande aux gens de respecter le périmètre de sécurité, de ne pas approcher de la cage, de garder les animaux domestiques en laisse et à bonne distance, de ne pas déplacer ou manipuler la cage et de n’y déposer aucune nourriture, déchet ni autre substance à l’intérieur ou à proximité.
«Il sera probablement plus difficile de capturer à nouveau cet ours puisque celui-ci a récemment fait l’expérience de la cage», déplore-t-on.

À Radio-Canada, Guy Lafrenière, maire de Lebel-sur-Quévillon, a mentionné que plusieurs citoyens hésitent à fréquenter la piste cyclable en raison de la présence d’ours signalée ces dernières semaines.
Il faut remarquer que sa municipalité est située dans un secteur forestier et que l’animal est en quelque sorte dans son habitat.
La piste cyclable de la municipalité ne fait que quelques kilomètres. Elle longe le lac Quévillon.
Route verte 1
Au début du mois de juillet, un ours a été vu en plein cœur de la ville de Lac-Brome, rapporte pour sa part La Voix de l’Est de Granby.
Par la suite, on a pu voir un ours près du Carré Foster, en plein cœur de la ville voisine de Waterloo. C’est précisément par ce parc que passe la Route verte 1 (La Campagnarde) faisant le lien entre la Montérégie et les Cantons-de-l’Est.

Le journal a pu interroger Stéphane Lamoureux, biologiste au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques de la Faune et des Parcs, à savoir si ces animaux sont plus présents en milieu urbain qu’auparavant?
«Cette année, ils sont peut-être plus visibles, mais l’année prochaine, ils le seront peut-être moins, mais il pourrait y en avoir plus [en quantité]. Donc, ce n’est pas parce qu’on ne les voit pas qu’ils ne sont pas présents. Ensuite, si les ours ont peu de ressources dans leur habitat naturel, ils vont s’approcher de plus en plus où la nourriture est accessible. Si on les laisse faire, c’est sûr qu’ils se conditionnent et ils reviennent tout le temps», pouvait-on lire.
Les observations d’ours près de pistes cyclables demeurent relativement rares, mais elles rappellent que plusieurs corridors récréatifs traversent des habitats naturels. Pour les cyclistes, quelques précautions suffisent généralement à profiter de leur randonnée en toute sécurité tout en respectant la faune sauvage.
Ce texte parle des pistes cyclables des régions:
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