Les chiens et les cyclistes pourront cohabiter sur le Réseau Vélo Yamaska, mais à certaines conditions.
La MRC de la Haute-Yamaska lance un projet pilote pour encadrer cette cohabitation sur son réseau cyclable, dont L’Estriade. La présence des chiens sera mieux encadrée et sur des zones ciblées, assure-t-on.
On veut ainsi régler le litige mis au jour par des propriétaires de chiens s’étant vus imposer de fortes amendes pour avoir promené leur animal sur la piste cyclable.
L’an dernier, certains avaient appris à la dure que les chiens sont interdits sur ces pistes cyclables. Les amendes prévues s’élevaient à 160 $.
En collaboration avec la Ville de Granby et la Ville de Waterloo, la nouvelle initiative vise à mieux organiser le partage de l’espace entre les différents usagers, tout en favorisant des déplacements sécuritaires, annonce-t-on dans un communiqué de presse.
Sentier pédestre en gravier

Les chiens seront admis sur le sentier pédestre asphalté du côté nord de la piste cyclable entre la rue de la Gare jusqu’au pont flottant.
Pour la saison 2026, à Granby, le projet pilote autorisera les chiens sur le sentier pédestre en gravier du côté nord de la piste cyclable, de la rue du Nénuphar à l’ouest, jusqu’à la fin du sentier au croisement des pistes en « Y », à proximité du réservoir Lemieux à l’est.
La Ville de Granby autorisera aussi les chiens uniquement sur les sentiers pédestres asphaltés du côté sud de la piste cyclable du parc Linéaire, de la rue de la Gare jusqu’au sentier de la rue Nénuphar. Pour ce faire, elle procédera à la modification de la signalisation verticale dans le parc Linéaire.
Présence malgré l’interdiction
« Ce projet pilote est essentiel pour nous permettre de prendre des décisions éclairées pour l’avenir, basées sur des données concrètes et sur l’expérience terrain », ajoute René Beauregard, préfet de la MRC de La Haute-Yamaska.

Malgré l’interdiction en place, la présence de chiens est constatée sur le réseau. L’objectif est donc de mieux encadrer cette situation et de répondre à un besoin des propriétaires de chiens, tout en maintenant un environnement sécuritaire pour toutes et tous, soutient Annie Turcot, directrice générale de CARTHY.
« Nous avons entendu les préoccupations et les besoins exprimés par les citoyennes et les citoyens», dit-elle.
«Ce projet pilote nous permet d’encadrer cette réalité de façon structurée, sur des zones ciblées, afin de mieux en comprendre les impacts.»
Les autorités ont reçu de nombreuses demandes citoyennes afin de pouvoir promener leur chien dans certains sentiers qui bordent la piste cyclable. «Cette période d’essai permettra d’évaluer ce qu’il est possible de mettre en place », mentionne Julie Bourdon, mairesse de Granby.
Amende de 500 $
Les chiens doivent être tenus en laisse, sous peine d’une amende de 500 $, en plus des frais judiciaires, précise-t-on.
À Waterloo, le projet pilote s’appliquera à l’ensemble du réseau, dans une approche encadrée et suivie. Une signalisation claire sera installée afin d’indiquer sans ambiguïté les zones où la présence de chiens est permise, mentionne le maire Pascal Russell.
À l’issue du projet, une analyse sera réalisée afin de déterminer les suites à donner.
Sur papier, la cohabitation semble bien balisée. Reste maintenant à voir ce que ça donnera… une fois les roues des vélos en mouvement. Entre les coups de pédale et les promenades en laisse, c’est sur le terrain que tout va se jouer. Et ce n’est pas toujours simple.
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