«En vertu de la Loi sur les véhicules à moteur du Nouveau-Brunswick, les motos électriques tout‑terrain ne sont pas considérées comme des vélos.»
Cette fois, le message vient de la GRC du Nouveau-Brunswick, constatant des préoccupations du public concernant l’utilisation de ces engins de plus en plus répandus.

Ces motos, bien qu’électriques, peuvent atteindre des vitesses supérieures à 70 km/h et peuvent présenter un risque pour la sécurité des piétons, des cyclistes, des automobilistes et des usagers des sentiers lorsqu’ils sont utilisés dans des zones non autorisées, soutient le corps policier fédéral dans un communiqué publié récemment.

«Avant d’utiliser leur moto électrique tout‑terrain en toute sécurité, les propriétaires doivent s’assurer de bien comprendre toutes les lois et tous les règlements municipaux applicables, y compris les exigences en matière d’immatriculation, d’assurance, de permis, de port d’un casque et d’accès aux sentiers», lit-on.
«Les consignes générales ci-dessous s’appliquent, mais certaines restrictions spécifiques pourraient s’appliquer en fonction des règlements municipaux, de la signalisation en place et d’autres lois applicables.»
Il est permis de circuler avec une moto électrique tout‑terrain :
- sur une propriété privée, avec la permission du propriétaire;
- sur des sentiers hors route désignés où leur utilisation est autorisée;
- à d’autres endroits spécifiquement autorisés par les lois, règlements, règlements municipaux et règles de propriété applicables.
Il est interdit de circuler avec une moto électrique tout‑terrain dans certaines zones publiques, entre autres :
- les rues et les routes;
- les trottoirs;
- les parcs;
- les sentiers pédestres et les sentiers de transport actif;
- les terrains d’école;
- les stationnements et autres espaces publics où les véhicules tout-terrain sont interdits.
Les personnes qui se font prendre à conduire une moto électrique tout-terrain dans des zones non autorisées s’exposent à des amendes et à des poursuites en vertu de la Loi sur les véhicules automobiles du Nouveau-Brunswick, ainsi qu’à la possibilité de saisie et de mise en fourrière de leur moto à leurs frais, ajoute la GRC.
On demande même aux personnes témoins d’infractions de communiquer avec le service de police. En cas d’urgence, il faut composer le 911.
Un «rappel amical»

Sur sa page Facebook, la Véloroute de la Péninsule acadienne a partagé la sortie publique de la GRC en faisant un «rappel amical aux usagers».
«Les motos hors route (dirt bikes), même électriques, sont interdites sur la Véloroute. Et pour les utilisateurs de la Véloroute, la vitesse maximale permise est de 30 km/h sur la Véloroute et de 15 km/h sur le Sentier Rivage. Ces limites s’appliquent aussi aux vélos à assistance électrique», écrit-on.
«Merci de respecter ces règles pour la sécurité de tous!»
«Un problème généralisé»
Sur la publication du réseau social, j’ai demandé: «Je dois donc déduire que c’est un phénomène problématique dans la région pour que la GRC s’en mêle?
Un internaute m’a répondu : «Un problème qui semble généralisé. Je suis sur des Véloroutes au Québec depuis une semaine et leur présence est remarquée.»
«J’ai poursuivi en mentionnant : «À mon avis, on ne peut pas parler de vélo. Ce sont des motos électriques et roulent beaucoup trop rapidement.»
La Véloroute de la Péninsule acadienne a réagi favorablement à mon commentaire, ce qui m’a amené à poursuivre ma réflexion sur le phénomène.
Anecdote :
L’autre jour, un chauffard sur sa moto électrique (style petit motocross) nous a dépassés à haute vitesse dans une montée d’une piste cyclable, donc sans savoir si d’autres cyclistes s’en venaient en sens inverse.
Une fois rendu au bout de la montée, il a effectué une manoeuvre qui lui a fait faire un bond de quelques mètres, ce qui aurait pu être dangereux pour d’autres usagers.
Les sentiers ont beau être « multifonctionnels », ils ne peuvent pas devenir des pistes de course. À mon avis, il faut mieux encadrer l’utilisation de ces engins lorsqu’ils sont beaucoup plus puissants et rapides qu’un vélo à assistance électrique traditionnel.
Une piste cyclable ou un sentier multifonctionnel doit demeurer un endroit où les cyclistes, les marcheurs et les autres usagers peuvent circuler en sécurité. Ce n’est pas la puissance électrique qui me dérange, mais plutôt l’utilisation d’un véhicule qui n’est tout simplement pas adapté à ce type d’environnement.
Il ne faut évidemment pas mettre tous les vélos électriques dans le même panier. Un vélo à assistance électrique conforme aux normes demeure un vélo et n’a rien à voir avec une moto électrique capable d’atteindre des vitesses beaucoup plus élevées.
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