La Ville de Trois-Rivières veut mettre les propriétaires de véhicules électriques au pas sur ses pistes cyclables.
On souhaite identifier clairement les engins permis et ceux qui ne sont pas les bienvenus.
D’ici la haute saison du vélo, le conseil municipal prévoit adopter un nouveau règlement afin d’améliorer la cohabitation et la sécurité sur les pistes cyclables et sentiers hors chaussée, comme les parcs linéaires.
Appareils concernés

Devant la multiplication des appareils de mobilité, le règlement couvrira l’ensemble des usages, y compris les piétons. Il précisera également quels appareils seront permis ou non sur ces aménagements, indique la Ville dans une récente publication.
Ainsi, exit les cyclomoteurs, les quadriporteurs avec un habitacle fermé (rigide ou mou) et les microvoitures.
On réserve le même sort aux vélos électriques sans pédalier fonctionnel et ayant l’apparence d’une motocyclette.
Des plaintes
En contrepartie, on admet les planches et patins à roulettes, les vélos électriques conventionnels, les appareils de transport personnel motorisé de petit gabarit (trottinettes électriques ou gyroroues) et les aides à la mobilité motorisée (fauteuil roulant électrique ou quadriporteur sans habitacle fermé).
Le conseil municipal s’est penché sur la question récemment en prévision d’une entrée en vigueur prévue d’ici le début de l’été, indique le maire Jean-François Aubin.

«Ce qu’on vient faire ici, c’est éclaircir les zones grises hors juridiction du Code de la sécurité routière pour favoriser la meilleure cohabitation possible sur nos pistes», mentionne-t-il dans un communiqué de presse.
Au journal Le Nouvelliste, le maire a déclaré que la municipalité avait reçu plusieurs plaintes à ce sujet. Il laisse entendre que le réseau cyclable (hors route) était devenu quelque chose comme une jungle, où il fallait mettre de l’ordre.
Plus loin dans le texte, il est question des amendes possibles. Par exemple, les usagers pris sur un véhicule interdit peuvent recevoir une amende de 100 dollars. Elle peut monter à 200 $ selon le comportement.
Les comportements des utilisatrices seront aussi surveillés :
- Obligation de respecter la signalisation, notamment aux traverses;
- Obligation de circuler à droite et d’effectuer les dépassements par la gauche;
- Interdiction de faire usage d’un téléphone cellulaire ou d’écouteurs, sauf exception;
- Interdiction de comportements dangereux sur les pistes
C’est le Service de police de la Ville de Trois-Rivières qui assurera l’application des différentes mesures et de l’émission de constats le cas échéant, précise-t-on.
Une voiture électrique décapotable!
Lire un tel énoncé, c’est de la musique à mes yeux. Mais sur le terrain, la réalité est parfois tout autre.
Je m’attends à une autre saison assez folle sur les pistes cyclables, avec la prolifération de petits véhicules électriques.
L’autre jour, j’ai croisé une minuscule voiture électrique à l’image des décapotables des années 40 ou 50. Du gros n’importe quoi!
Il reste la question la plus importante à mes yeux : comment fera-t-on respecter le règlement?
Oui, les policiers municipaux ont reçu le mandat, mais j’ai remarqué que les contrevenants ne se déplacent pas seulement dans les secteurs achalandés. Ils vont privilégier les tronçons plus éloignés des grands centres. Là où ils peuvent atteindre des vitesses à la hauteur de la puissance de leur motorisation.
Les règlements changent. Les comportements, eux, sont toujours un peu plus difficiles à encadrer.
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