Ça y est! Après cinq ans de traitement, je viens de recevoir ma dernière dose de vaccin contre les piqures de guêpes.
Je peux dire que je suis complètement guéri.

Les traitements revenaient chaque mois au début. Dans les deux dernières années, on m’injectait aux deux mois.
Pourquoi j’en parle sur mon blogue du Cycliste du dimanche?
Dans les huit dernières années, j’ai été piqué à quatre reprises par ces bestioles. Chaque fois, je roulais sur une piste cyclable!
Je me savais allergique, car j’avais été attaqué à quelque reprises étant plus jeune. Mais je repoussais un possible dépistage.
Première attaque à Stanstead
Quelque part en 2018, je pédalais sur la piste cyclable de Stanstead, en Estrie. Je me souviens encore de la rue, car on y roule sur quelques kilomètres: Passenger qu’elle s’appelle.
L’un de ces insectes m’a piqué dans le cou.
La réaction avait été sévère. J’ai pu sentir le poison envahir mon corps. La sensation est très étrange.
J’ai pu continuer ma route.
Huit heures à l’urgence
C’est en juillet 2020 (en pleine pandémie) qu’une autre guêpe s’en ai pris à moi et a fait le plus dégâts. Je me baladais que La Montérégiade, à Granby. Elle s’est prise dans la sangle de mon casque. La piqure, juste à côté de l’œil gauche, a été instantanée. La réaction allergique aussi!
Le venin atteint toutes les parties du corps; les jambes enflent, la peau devient rouge. J’ai tenté de poursuivre mon parcours, mais c’en était trop. Le souffle court, j’ai dû renoncer à pédaler.
J’ai pu me faire transporter à l’hôpital de Granby. Une fois à l’urgence, j’ai été pris en charge par l’équipe en place. Tout s’est enchaîné rapidement. On m’a injecté plusieurs contrepoisons et autres substances dont j’ignore encore le nom.
J’ai pu sentir mon corps se libérer du mal.
On m’a gardé huit heures sous surveillance à l’urgence. Plus le temps passait, plus je me sentais revenir à une condition normale.
C’était toutefois le début d’une prise de conscience; je devais me faire traiter. Les piqures de guêpe peuvent survenir à tout moment. Elles m’aiment trop ou elles me détestent.
Mais ces deux événements ne sont le fruit que du hasard. Je roule sur une piste cyclable, je ne suis pas en train de détruire un nid de guêpes et de provoquer une attaque en règle contre un envahisseur.
Un coup de pédale de plus ou de moins et elles passent à côté de moi.
Clinique de désensibilisation
Je contacte donc ma médecin qui me propose une rencontre avec un spécialiste.

En Estrie, la clinique de désensibilisation allergique se trouve à l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke. Mais en 2020, nous sommes en pleine pandémie. Il y a donc des délais.
Ce n’est quelques mois plus tard que je subirai des tests d’allergie. Verdict : je suis allergique à quatre types de guêpes. Les traitements ont débuté vers la fin de l’hiver 2021.
Comme mon CLSC local et ma clinique médicale n’ont pas les effectifs pour procéder à ce type de traitement, l’équipe de la clinique spécialisée me fait la fleur et accepte de m’injecter le vaccin que nous devons importer d’Australie.
Nous sommes partis pour cinq ans d’injection sous-cutanée dans les bras.
Après quelques traitements, je suis en principe guéri, mais on doit terminer les soins afin de s’assurer que l’allergie ne réapparaisse pas, me dit-on.
Deux autres attaques
J’ai pu en avoir la certitude à deux reprises depuis le début de mon quinquennat de thérapie. En 2022, lors d’une sortie sur l’Estriade, à Waterloo, autre attaque de guêpe. Cette fois, près de l’œil droit. Mais aucune réaction de venin se répandant dans le corps. Le mal se concentre près de la piqure.

Même chose en 2025 en pédalant sur La Campagnarde à Wickham dans le Centre-du-Québec: la guêpe entre dans mon casque. Se sentant prisonnière, elle pique et se déprend pour s’enfuir.
Encore une fois, la douleur est localisée.
Je voudrais en profiter pour remercier le Dr Martin Blaquiere, médecin spécialisé en immunologie clinique et allergie, pour d’avoir accepté de me traiter. Aussi, à son adjointe infirmière Myriam Perron pour ses injections et ses attentions durant ces cinq années.
Grâce à eux, aujourd’hui, je roule toujours… mais un peu plus sereinement.

