La Véloroute des Draveurs devra se contenter de l’asphalte recyclé

La Véloroute des Draveurs devra se contenter de l’asphalte recyclé

L’asphaltage de la Véloroute des Draveurs, en Outaouais, continue de préoccuper la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau.

Si on avait une baguette magique, la piste cyclable de 74 kilomètres serait asphaltée en complet depuis longtemps. Mais ça ne fonctionne pas de cette façon.

Faute de moyens, on doit se tourner vers l’asphalte recyclé. L’opération de pavage sera donc moins dispendieuse.

Pour couvrir un tronçon de 12 kilomètres, la MRC a lancé un appel d’offres public en mai. Il est spécifié que le revêtement devra être d’asphalte recyclé.

Le contrat des travaux cible un tronçon situé entre Gracefield et Kazabazua. Le chantier débutera à la limite de la portion déjà asphaltée, près du chemin Marks à Gracefield, pour se rendre jusqu’au chemin de la Gare-d’Aylwin.

37 000 $ du kilomètre

Selon le journal Le Droit, quatre entreprises ont déposé des offres, toutes au-dessus de 450 000 $. On arrive donc à un montant de 37 000 $ du kilomètre.

Chantal Lamarche

Un tronçon additionnel de 2,6 kilomètres est inscrit en option à l’appel d’offres. Sa réalisation est conditionnelle à la disponibilité d’asphalte recyclé, ainsi qu’au budget restant, ajoute le quotidien.

La préfète de la MRC, Chantal Lamarche avoue qu’on aurait préféré un pavage d’asphalte traditionnel, mais on a dû se tourner vers cette solution, faute de fonds suffisants.  

«On n’a simplement pas l’argent pour utiliser du vrai asphalte», indique la préfète au journaliste Mikael Clément.

«Manque de reconnaissance»

La Véloroute des Draveurs, aménagée sur une ancienne voie ferrée, n’est asphaltée que sur une longueur de 35 kilomètres. 

Donc, la situation est encore problématique à ce chapitre pour la MRC. En décembre dernier, Mme Lamarche avait déploré le «manque de reconnaissance» régionale pour le parc linéaire. Sur les ondes d’une station de radio locale, elle déplorait le peu de soutien de la région dans son projet d’asphaltage, malgré l’attrait de la piste cyclable pour les cyclotouristes.  

Elle assurait avoir multiplié les démarches pour réussir à faire asphalter la portion visée qui est difficilement carrossable sur un vélo avec de petits pneus.

Le texte du Droit précise que le pavage de la Véloroute ne bénéficie d’aucun soutien financier gouvernemental. Le premier volet du Fonds région et ruralité vise des projets au rayonnement à l’échelle régionale.

Entièrement située dans la Vallée-de-la-Gatineau, la Véloroute des Draveurs ne se qualifie donc pas.

Quand même réjouissant

En fait, la question de l’asphaltage de cette magnifique piste cyclable est un sujet épineux depuis plusieurs années.

Personnellement, je me réjouis tout de même de l’annonce de l’asphaltage sur 12 autres kilomètres. Même en asphalte recyclé, la surface de roulement du tronçon visé sera certainement plus carrossable que le gros gravier qui recouvre ce sentier.

Pour l’avoir parcouru, j’ai dû stopper ma route là où on veut commencer l’asphaltage. Impossible d’y circuler. Je préfère donc de l’asphalte recyclé au revêtement actuel idéal pour les vélos de montagne.

Et puis, pourquoi pas une couche de poussière de roche bien compactée? Ça donne souvent la même sensation que le pavage asphalté. Surtout si l’asphalte est endommagé.

L’idéal demeure évidemment un pavage traditionnel. Mais entre un revêtement d’asphalte recyclé et un sentier où les vélos à pneus étroits peinent à circuler, le choix est vite fait. Pour les cyclotouristes, c’est tout de même une excellente nouvelle.


Ce texte parle des pistes cyclables des régions:

Outaouais

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