La banlieue sablonneuse de Virginia Beach

La banlieue sablonneuse de Virginia Beach

Sandbridge peut être vue comme la banlieue sablonneuse de Virginia Beach.

Quand on y roule, on a l’impression d’être sur une île.

Située le long de l’océan Atlantique comme sa voisine, la localité s’offre à la mer sur plusieurs kilomètres. Les accès à la plage de sable blanc y sont nombreux.

On ne peut parler d’une véritable piste cyclable, mais la rue Sandfiddler permet de rouler en toute tranquillité. On peut garer la voiture dans les environs d’un des rares commerces du coin, une petite épicerie située à l’angle de la route Sandbrige.

On remarque tout de suite l’allure des maisons. Plusieurs sont construites sur pilotis, laissant penser que les mauvaises humeurs de la mer peuvent parfois causer des inondations.

Aussi, la rue peut être recouverte en partie de sable, phénomène qui peut rappeler les larmes de neige qui recouvre les routes du Québec l’hiver…

Le secteur est en développement immobilier, car des maisons lèvent de terre. Les chantiers de construction sont actifs.

Appartements et condos de luxe ?

Mais ce qui détonne dans ce secteur résidentiel, c’est de voir surgir un immense complexe qui se dresse au bout de la rue Sandfiddler. Le Sanctuary at False Cape compte des dizaines d’appartements et de condos de luxe offrant une vue imprenable sur l’océan Atlantique et la baie.

Le Sandbridge Dunes, au centre de la localité, donne la même impression.

En fouillant un peu, on constate que plusieurs personnes semblent craindre que les grands projets immobiliers ou touristiques nuisent au caractère plus sauvage et tranquille du secteur.

On peut poursuivre sa route vers le sud sur la Sandpiper. On trouvera rapidement le Little Island Park. L’endroit est fabuleux pour s’allonger sur le sable ou tendre sa ligne à l’intention des poissons. On y trouve un grand stationnement et un bloc sanitaire très convenable.

Une immense réserve faunique

Quelques coups de pédalier nous mènent ensuite au Back Bay National Wildlife Refuge, une réserve faunique aux paysages enchanteurs. Depuis 1938, le parc est l’habitat de nombreuses espèces d’animaux.  Le littoral, les marais d’eau douce, les dunes, les broussailles et les forêts, abritent des centaines d’espèces d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens, de mammifères et de poissons.

On y vient pour la pêche, l’ornithologie et la détente.

L’accès est gratuit pour les cyclistes. Pour déambuler dans les nombreux sentiers, un vélo de type «gravel» est plus adapté à la chaussée.

Si une fringale vous prend, on peut se rendre au Bandidos tacos and burritos. Le petit commerce extérieur est situé au bout d’une piste cyclable récente de quelques kilomètres longeant la route Sandbrige.

Elle mériterait d’ailleurs d’être prolongée plus à l’ouest pour desservir un secteur populeux qui pourrait se rendre à la plage sur deux roues, soit dit en passant. Très passante, la route en question n’est pas très sécuritaire pour les cyclistes.

Après avoir roulé entre plages sauvages, quartiers en développement et réserves naturelles, Sandbridge donne une impression particulière : celle d’un territoire en équilibre fragile entre nature, tourisme et urbanisation.

Et pour les cyclistes, une évidence s’impose : ici comme ailleurs en Virginie, la qualité des aménagements fera toute la différence entre un détour… et une destination.

Aussi en Virginie

L’État de la Virginie compte de nombreux réseaux cyclables.

L’un des plus spectaculaires exemples est le sentier High Bridge Trail. Il s’étend sur 51 kilomètres en Virginie centrale. Le joyau principal de ce parc linéaire est l’époustouflant pont qui mesure plus de 730 mètres de long et s’élève à 38 mètres au-dessus de la rivière Appomattox.

Tirée de Facebook

On dit de lui qu’il est la plus longue structure cyclable de la Virginie.

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Cette visite a été rendue possible grâce à la collaboration de Virginia Tourism Corporation. Merci aussi à Brigitte Bélanger-Warner, de Cadence Médias.