Est-ce que les cyclistes des prestigieux Championnats du monde sur route UCI devront rouler dans nos nids-de-poule?
Les imperfections de la chaussée sont répandues partout sur le territoire québécois, mais la ville de Montréal en est souvent le malheureux point de mire.
La métropole fait encore plus parler d’elle dans le monde cycliste depuis qu’on sait que les épreuves y seront disputées en septembre prochain. Il s’agit d’une des plus importantes compétitions cyclistes au monde, mais la question des nids-de-poule hante de plus en plus les organisateurs.
Mais au moins on sait qu’il y aura à coup sûr un tronçon fraîchement asphalté! Devinez lequel.
Des routes rugueuses lors d’un repérage
La Presse rapportait récemment que Viktor Soenen, un Flandrien, est venu faire du repérage dans la région de Montréal en vue de la course de l’automne prochain. Qu’a-t-il remarqué? Oui, que nos routes sont rugueuses!

« Il y a quand même plusieurs gros trous dans la chaussée, donc c’est assez dangereux d’y rouler, surtout en course», a témoigné le cycliste de 20 ans au journaliste Simon Drouin.
Les Championnats du Monde Route UCI Montréal 2026 se tiendront du 20 au 27 septembre. L’épreuve reine se déroulera sur un circuit exigeant de 13,4 km autour du mont Royal.
Les deux courses «Élite» (masculine et féminine) débuteront à Brossard, avant de traverser sept autres municipalités de la Montérégie pour rejoindre le circuit final du mont Royal par le pont Samuel-De Champlain. Les coureurs et les coureuses devront y affronter plusieurs difficultés majeures : la montée de Camillien-Houde (2,3 km à 6,2 % de moyenne), la côte de la Polytechnique avec des passages à plus de 11 %, ainsi que le faux plat montant de l’avenue du Parc, théâtre commun de l’arrivée des treize épreuves.
Le parcours le plus lisse
C’est le «contre-la-montre» qui offrira le parcours le plus lisse ou le moins endommagé… Et qui nous fera moins honte.

Les cyclistes partageront le même circuit de 39,9 km autour de Montréal. Ce parcours passera notamment par la piste cyclable de la voie maritime du Saint-Laurent. Elle vient d’être asphaltée, rappelons-le.
La course se poursuivra sur le circuit Gilles-Villeneuve, qui présente évidemment une surface de roulement sans défaut. On passera par le parc Jean-Drapeau, avant de franchir le pont de la Concorde pour rejoindre le cœur de la métropole. Espérons que les travaux entrepris il y a longtemps sur cette structure reliant le Casino sur l’île Sainte-Hélène au port de Montréal seront terminés.
Parce que la qualité du pavage où rouleront les participants fera parler pendant le championnat, c’est certain. Il y aura des plaintes. Imaginez si un accident grave devait se produire dans une descente à haute vitesse.
La planète cycliste aura les yeux rivés sur Montréal.
Une occasion en or
Il s’agit donc d’un moment rêvé pour faire la promotion de nos infrastructures cyclistes et espérer accueillir chez nous des visiteurs par la suite.
Ce n’est pas rien. Il s’agira de la plus importante manifestation sportive organisée à Montréal depuis les Jeux Olympiques d’été de 1976, avec treize épreuves au programme et quelque 1000 participants. Ils et elles proviendront de 80 pays. L’événement devrait attirer quelque 500 000 spectateurs.
On estime que 200 millions de personnes assisteront à ces courses sur deux roues en restant scotchés devant leur téléviseur.
La Ville de Montréal évalue les retombées économiques et touristiques à 76 millions $.
En plus, le 13 septembre aura été le théâtre de la 15e édition des Grands prix cyclistes, une autre épreuve internationale.
Reste maintenant à voir si Montréal sera à la hauteur de l’événement… ou si ses routes voleront la vedette aux cyclistes. Elle doit donner le goût aux cyclistes du monde entier de venir rouler chez nous et ne pas manquer cette occasion en or!
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