Ste-Cécile-de-Milton près de son but de joindre le Réseau Vélo Yamaska

Ste-Cécile-de-Milton près de son but de joindre le Réseau Vélo Yamaska

La communauté de Sainte-Cécile-de-Milton touche presque à son but d’établir un lien vers le réseau cyclable de la région de Granby.

Paul Sarrazin, maire / Facebook

La petite municipalité doit obtenir l’autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Une audience doit avoir lieu le 14 avril, confirme le maire Paul Sarrazin.

«Nous sommes au cœur du projet. Nous attendons les autorisations du CPTAQ et nous serons prêts. Nous avons toutes les expertises nécessaires. Notre dossier est bien monté», confirme-t-il.

«C’est un projet dont on entend parler depuis plus de 20 ans.»

La CPTAQ est chargé de l’application de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles et de la Loi sur l’acquisition des terres agricoles par des non-résidents.

Piste cyclable de sept KM

Le tronçon ferait sept kilomètres de long pour aller rejoindre le Réseau vélo Yamaska, poursuit M. Sarrazin. La piste cyclable serait totalement hors route.

Elle doit passer dans un secteur agricole et emprunter un milieu naturel sensible. On devra aménager une passerelle, explique le maire.

La piste cyclable rejoindra la ville de Granby. / Fournie

L’investissement serait de huit à neuf millions $.

Sainte-Cécile-de-Milton est enclavée, déplore-t-il.

«Nous sommes la seule municipalité de la MRC de la Haute Yamaska à ne pas être reliée au réseau cyclable», renchérit Paul Sarrazin.

«Nous voulons y aller étape par étape, mais c’est très positif.»

En 2024, on prévoyait que le projet aller se réaliser cette année. On devra probablement attendre en 2027 ou au printemps de 2028, évalue le maire.

«Un nouvel axe» vers le Réseau vélo Yamaska

La municipalité veut profiter de la popularité du vélo sur piste cyclable récréative pour attirer des cyclistes dans son secteur. Paul Sarrazin parle même de développer «un nouvel axe» dans la région de Granby.

La piste cyclable aura une longueur de sept kilomètres. / Fournie

«Nous sommes un trésor caché dans la région. Nous avons des attraits à faire découvrir», commente-t-il.

«Les gens, plutôt de partir de Granby pour se rendre, par exemple, vers Waterloo ou Saint-Alphonse, pourraient partir de chez nous. Nous avons des entreprises agrotouristiques reconnues. Il y a un stationnement et des toilettes publiques comme services pour les gens.»

La municipalité souhaite augmenter la connectivité avec son voisinage, notamment du côté de la MRC des Maskoutains (Saint-Hyacinthe). La nouvelle piste cyclable pourra devenir une infrastructure disponible pour le transport actif, note aussi M. Sarrazin.     

Une autre région orpheline

Récemment, je publiais un texte sur les secteurs enclavés au Québec. Comme région orpheline, on pense évidemment à celle de Saint-Hyacinthe qui souhaite établir un lien cyclable vers Stanbridge Station, en passant par Farnham (Signez la pétition).

C’est probablement le même sentiment qui habite les gens de cette communauté, alors que les cyclistes sont toujours plus nombreux à rouler à Granby.

 Ce nouveau corridor offrirait une option de plus pour désengorger le réseau cyclable granbyen le bel après-midi d’été.

Bref, ce projet illustre bien une réalité qui persiste au Québec : plusieurs communautés attendent encore leur connexion au réseau cyclable.

À Sainte-Cécile-de-Milton, on semble plus près que jamais d’y parvenir. Reste maintenant à franchir les dernières étapes… pour que les cyclistes puissent enfin découvrir ce « trésor caché » autrement que sur une carte.


Ce texte parle des pistes cyclables des régions:

Estrie

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