La région de Saint-Hyacinthe souffre d’être isolée des grands réseaux cyclables du Québec.
On y souhaite être relié notamment via une piste cyclable aménagée sur une ancienne voie ferrée qui s’étirerait jusqu’à Stanbridge Station. Ce corridor cyclable, qui aurait près de 70 kilomètres de long, est attendu depuis de nombreuses années.
Une pétition a été lancée pour faire avancer le dossier qui stagne entre les gouvernements fédéral et provincial.
Signez la pétition SVP!
Mais quand on y regarde de près, on se rend compte qu’elle n’est pas la seule région orpheline d’un accès via une piste cyclable hors route aux grands réseaux quadrillant la province.
Il suffit de jeter un coup d’œil à la carte interactive de Vélo Québec. Le Québec possède un grand réseau cyclable, mais plusieurs régions demeurent isolées.
Cowansville et Thetford
Prenez par exemple Cowansville, toujours en Montérégie. On ne peut s’y rendre par une piste cyclable hors route. Je sais que des cyclistes de ce secteur souhaiteraient voir s’établir un lien vers des parcs linéaires à proximité. Il y a deux options : vers Farnham pour faire la jonction avec la Montérégiade ou vers Bromont pour connecter avec l’Estriade.
Cowansville est située non loin de Dunham, petite municipalité qui attire plusieurs cyclistes de route.
On peut aussi penser à une ville comme Thetford Mines. On y offre un réseau cyclable entièrement asphalté d’environ 28 kilomètres. Bien qu’il relie les secteurs de Black Lake à celui de Robertsonville, le parcours demeure local.
Si elle veut établir un raccordement avec le monde cycliste extérieur, cette ville minière peut aller rejoindre la Véloroute de la Beauce.

Thetford peut aussi miser sur la concrétisation du projet de piste cyclable (encore là) sur une ancienne voie ferrée vers Sherbrooke. L’ambitieux projet long de 94 kilomètres est espéré depuis 2012 en Estrie, notamment dans le secteur de la MRC du Haut-Saint-François, et en Chaudière-Appalaches.
Des régions orphelines
Certaines régions entières demeurent aussi orphelines du grand réseau cyclable.
La carte de Vélo Québec présente bien peu de vert foncé dans le secteur de Joliette, dans Lanaudière. La Route vers no 5 passe à l’est, longeant le fleuve, mais sans lien hors route.
De plus, Joliette est quand même assez éloignée de la piste cyclable TransTerrebonne, dans la région voisine.
Et que dire de Charlevoix?
Cette magnifique région est située à mi-chemin entre la Capitale nationale et le Saguenay. Aucun lien hors route pour s’y rendre.
Il a subsisté un espoir il y a quelques années. En décembre 2024, l’opérateur du train touristique qui longe fleuve entre Québec et La Malbaie a annoncé la fin de ses activités, rendant l’avenir du chemin de fer incertain.
Plusieurs ont vu l’opportunité de transformer le tronçon en piste cyclable. Imaginez rouler à vélo en admirant des paysages à couper le souffle le long de l’eau. Le trajet aurait fait parler de lui à travers le monde.
Toutefois, il a fallu remballer le projet, car le train a pu reprendre les rails à la suite d’efforts importants relançant le service dans les mois qui ont suivi.
Marier le Paysan
Il y a aussi des pistes cyclables régionales coupées du grand réseau. Deux exemples nous viennent en tête. L’invitante Véloroute des Draveurs, en Outaouais, mériterait d’être reliée aux autres pistes cyclables de sa région.
Même chose pour le Sentier du paysan. Il suffirait d’un peu d’effort pour qu’il se marie à la toile cyclable de ce secteur de la Montérégie.

Au Québec, les pistes cyclables se multiplient et dessinent peu à peu une grande toile verte à travers la province.
Il reste maintenant à combler les trous dans ce vaste réseau pour que toutes les régions puissent, elles aussi, se brancher au grand voyage à vélo.
Ce texte parle des pistes cyclables des régions:
