La ville de Sherbrooke mériterait d’avoir son Salon du vélo.
C’est un ancien maire et promoteur de la première édition du Festi-Ride qui y croit.

Steve Lussier aimerait que les deux événements puissent se marier éventuellement.
Le Festi-Ride a eu lieu du 6 au 8 mars au Centre de foires de Sherbrooke. Il s’agit d’un tout nouveau festival dédié aux sports de roulement. M. Lussier veut en faire un rendez-vous annuel majeur au Québec.
Il rassemble des passionnés d’activités spectaculaires à vélo comme du «BMX speedring challenge» et du «freestyle». On y avait invité de jeunes athlètes de calibre international.
L’occasion idéale de mettre en valeur la relève cycliste.
Un autre salon au calendrier
L’événement n’occupait pas tout l’espace du Centre de foires, situé sur le plateau Saint-Joseph. L’occasion est belle pour ajouter un autre attrait, lance Steve Lussier.

En février et mars, on compte trois Salons du vélo dans la province : Montréal (du 20 au 22 février), Gatineau-Ottawa (du 6 au 8 mars) et à Québec (du 20 au 22 mars).
Pourrait-on insérer un autre salon dans ce calendrier? M. Lussier croit que oui, ne cachant pas son enthousiasme devant ce projet.
«On a eu des discussions avec l’organisation du Salon du vélo. On a été présent à Montréal et on va aller à Québec pour terminer notre circuit de compétitions», explique-t-il.
«On est en pourparlers pour amener un salon ici. Nous avons les infrastructures à Sherbrooke pour tenir un tel événement.»
Cyclotourisme
Les Salons du vélo regroupent généralement des centaines d’exposants et attirent des milliers d’amateurs de cyclisme.
On y trouve, entre autres, des fabricants de vélo, d’accessoires et de vêtements, des entreprises de services et différents organismes dédiés au cyclisme.

Il est possible d’assister à des conférences et de faire l’essai de vélos, dont des modèles à assistance électrique en circuit fermé intérieur. C’est la place pour faire plusieurs découvertes.
Aussi, différentes organisations touristiques y installent un stand pour informer les visiteurs sur leur offre, comme les circuits et pistes cyclables.
La région estrienne se démarque à ce chapitre, notamment en ce qui concerne le vélo de gravier.
Présenter un tel salon permettrait aux amateurs de cyclotourisme des Cantons-de-l’Est d’en savoir plus sur les réseaux des autres régions du Québec et d’ailleurs.
La région souhaite devenir une destination vélo. Il s’agirait du moment idéal pour le démontrer.
Plus modeste
Peut-on ajouter un autre Salon du vélo au Québec? La question se pose. Celui de Sherbrooke serait certainement plus modeste que les trois autres.
Organiser un Salon du vélo demande certainement beaucoup de travail. Les promoteurs doivent attirer plusieurs exposants, convaincre des commanditaires.
Verra-t-on un Salon du vélo à Sherbrooke dès 2027? Steve Lussier, lui, en rêve déjà.
