«Je suis une passionnée de vélo. Mais une passionnée tranquille.»
C’est ainsi que Marielle Blain se décrit quand on lui demande de qualifier son histoire de cycliste.
D’aussi longtemps qu’elle se souvienne, les déplacements sur deux roues ont toujours fait partie de sa vie.
La Granbyenne a roulé pendant plusieurs années sur la route. Souvent accompagnée d’un groupe organisé de cyclistes. Cependant, elle consacre maintenant ses randonnées aux pistes cyclables. Avec son conjoint Alain Trottier, Marielle Blain a visité presque tous les coins de la province, mais aussi de l’Ontario et des États-Unis.
Aujourd’hui, il est moins long de compter les tronçons qu’elle n’a pas empruntés que ceux qu’elle a roulés.
Frayeur sur la route
«J’ai fait partie d’un groupe de cyclistes. On a fait plusieurs sorties. J’ai bien aimé, car c’était des randonnées encadrées et sécuritaires, se souvient-elle. C’était un groupe récréo-social, pas un groupe de rencontre, mais j’y ai rencontré mon amoureux…»
«Un jour, quand nous roulions le long d’une route, nous avons été frôlés par un camion semi-remorque de 53 pieds. Ce même camion avait touché d’autres cyclistes par la suite, selon ce que nous avons su. J’ai eu peur.»
Ce fut fini pour le vélo de route. Cette frayeur a changé sa façon de rouler. Pas sa passion. Les sorties dorénavant allaient se faire sur les pistes cyclables.
En 2018, Marielle Blain quitte Longueuil pour déménager à Granby. La retraitée a évidemment exploré les composantes du Réseau vélo Yamaska, qui comprend la bien connue Estriade. Mais son rayon d’action s’est étendu à plusieurs autres régions.
Le couple s’est équipé pour faire du camping. L‘exploration des pistes cyclables a pu s’étendre aussi loin que le Bas-Saint-Laurent, la région de Niagara, la Virginie, etc.
Les deux cyclistes roulent environ 3000 kilomètres par année.
Marielle Blain espère connaître une bonne saison de vélo 2026. Meilleure que l’an dernier, car à l’automne, elle a subi une opération du genou.
«Pour moi, circuler sur les pistes cyclables c’est voir l’arrière-pays», lance-t-elle.
«C’est voir le paysage autrement.»

Pour une quatrième année, elle et son conjoint feront partie des patrouilleurs du Réseau Vélo Yamaska.
«C’est un voisin qui nous en avait parlé. On s’est informé et on a trouvé ça intéressant. C’est comme une façon de redonner à la société», résume celle qui a œuvré dans le milieu médical.
«Essentiellement, on informe les gens. On peut faire des réparations mineures des vélos. Il faut aussi apporter des premiers soins. C’est de plus en plus fréquent. Il y a de plus en plus de chutes à vélo. Les cyclistes aiment croiser les patrouilleurs sur les pistes cyclables. Ça les rassure. Ils sont aussi les yeux des gestionnaires du réseau pour les informer de l’état du sentier.»
L’Estriade la nuit
Son implication dans le monde cycliste ne s’arrête pas là. Elle a fait partie de l’organisation de l’Estriade la nuit, une randonnée familiale qui a lieu au crépuscule et qui plonge les participantes dans un parcours illuminé.
«C’est un bel événement qui a beaucoup grossi avec les années», se réjouit-elle.
«Il a toujours fait beau depuis que ça existe!»
Parlant de beau temps, en août prochain, Granby recevra le Rendez-vous des patrouilleurs. Des dizaines de bénévoles qui patrouillent les pistes cyclables du Québec seront présents. Encore cette année, plusieurs randonnées sont au programme.
Marielle Blain fera partie du comité organisateur.
Comme autre projet, un voyage en Europe est prévu en 2026. Le couple Blain-Trottier pourrait rouler de Paris à la région de Champagne en formule vélo-bateau.
Donc, rouler avec Marielle Blain, c’est comprendre que dans le monde du vélo, ce sont souvent les histoires humaines — pas seulement les kilomètres — qui nous font pédaler plus loin.
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