Piste cyclable : quand motoneigistes et cyclistes font bon ménage

Piste cyclable : quand motoneigistes et cyclistes font bon ménage

Les motoneigistes et les cyclistes ont intérêt à travailler de concert. Quand vient le temps d’aménager un nouveau sentier de motoneige, l’appui des adeptes des pistes cyclables récréatives peut changer la donne.

Si par exemple ces sentiers hivernaux peuvent être utilisés l’été par les cyclistes, leur présence donne du poids quand vient le temps de solliciter des fonds auprès des autorités.

C’est l’analyse qu’on fait du côté de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), dont le réseau de sentiers s’étend sur près de 33 000 kilomètres.

«Quand on veut aller chercher du financement, c’est souvent fonds publics. C’est souvent des montants importants quand on parle d’infrastructures comme des ponts ou des passerelles», explique le directeur des relations externes et projets spéciaux pour la FCMQ, Michel Garneau. 

«À Sainte-Marie-de-Beauce, on a remplacé un pont de glace par un pont. Les cyclistes s’en servent l’été. Nous ne sommes pas contre les infrastructures multifonctionnelles.»

Le partage hiver-été des sentiers se fait sur une distance de 641 kilomètres pour des pistes cyclables de la Route verte au Québec, précise M. Garneau. Des clubs locaux peuvent aussi s’entendre avec des partenaires dans les régions.

Droits de passage fragiles

Les sentiers de motoneiges sont aménagés sur des terres publiques et privées.

Michel Garneau / Facebook

Il arrive, poursuit Michel Garneau, que des droits de passage soient perdus pour différentes raisons. Les propriétaires fonciers peuvent décider d’interdire aux motoneigistes de circuler sur leur terre. On doit alors renégocier d’autres droits de passage. La tâche revient aux clubs de motoneigistes locaux (194 au Québec).

Si on doit construire des infrastructures ou défricher des terres, les négociations deviennent plus aisées quand on a le poids du nombre, ajoute-t-il.

En ajoutant des partenaires, comme les clubs quads et des cyclistes, il est plus facile de faire avancer les projets.

Une lettre d’appui

On ne souhaite pas nécessairement faire payer les autres utilisateurs.

«Quand on envisage de construire une nouvelle structure, les montants peuvent atteindre les 400 000 $, les 500 000 $. C’est certain qu’on veut le faire sur des sentiers qui sont pérennisés. Il faut que ça soit avec des ententes à long terme», commente M. Garneau.

«Ça peut se faire sous forme d’une lettre d’appui. Ça peut faire la différence quand on démontre que le projet va servir à la communauté.»

Cohabitation harmonieuse

On a eu un bon exemple d’entente récemment. Les élus de la MRC Beauce-Centre ont accepté la demande du Club de motoneige de Saint-Joseph pour l’utilisation d’un tronçon de la Véloroute de la Beauce pour la circulation des motoneiges.

La portion visée se trouve entre Saint-Joseph-de-Beauce et Vallée-Jonction, rapporte le site En Beauce.com.

Le Sentier récréatif Prescott-Russell, piste cyclable qui fait le lien entre le Québec et l’Ontario, permet une cohabitation pour différents usages l’hiver. Ainsi, les motoneiges, les fatbikes et les adeptes de ski de fond circulent sur le tronçon. 

Ailleurs, la cohabitation n’est pas toujours harmonieuse. Il y a quelques jours, la ville d’Acton Vale a demandé à sa population de ne pas s’aventurer sur la piste cyclable qui traverse son territoire.

L’hiver, les droits d’utilisation de La Campagnarde sont réservés aux motoneigistes.

La municipalité de la Montérégie a réitéré que la circulation des randonneurs, comme les marcheurs et les skieurs de fond, est strictement interdite pendant l’hiver, selon Radio Acton. La Ville demande aux citoyens de respecter cette directive afin d’éviter les accidents.


Ce texte parle des pistes cyclables des régions:

Montérégie

Chaudière-Appalaches

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