Deux députés fédéraux évoquent ma pétition pour réclamer la réalisation du projet de piste multifonctionnelle sur l’emprise ferroviaire abandonnée reliant Saint-Hyacinthe à Stanbridge Station, en Montérégie.
Andréanne Larouche, de Shefford, et Simon-Pierre Savard-Tremblay, élu de Saint-Hyacinthe–Bagot–Acton, expriment publiquement leur appui envers ce corridor de 69 kilomètres traversant les MRC des Maskoutains, de Rouville et de Brome-Missisquoi.
«La nouvelle infrastructure de transport actif vise à combler le chaînon manquant du réseau cyclable de la Montérégie», écrivent les deux bloquistes.
«Il bénéficie d’un appui citoyen massif, tel qu’en témoigne la collecte de plus de 4300 signatures (plus de 4400 maintenant) pour une pétition à cet effet.»
Signez la pétition
En collaboration avec les représentants des MRC, les deux élus fédéraux entendent accentuer la pression sur l’Office des transports du Canada. On doit mettre sur la voie rapide le processus d’évaluation de la valeur nette de récupération des tronçons convoités. Les délais ralentissent actuellement l’avancement du dossier, déplorent-ils.

Les députés Larouche et Savard-Tremblay ont récemment rencontré les représentants municipaux et régionaux afin de faire le point sur l’évolution du dossier. Tous considèrent qu’il est maintenant impératif que les instances fédérales concernées agissent pour faciliter la conclusion des démarches.
«Je suis interpellée depuis plusieurs années à propos de ce projet en lien avec l’emprise ferroviaire. Non seulement ce projet est porté et voulu par les élus, mais également par les cyclistes, qui y voient une belle occasion de redécouvrir leur région, leur milieu», commente Mme Larouche.
«Il y a maintenant les conditions propices à l’aboutissement de ce projet porteur. Nos efforts sont redoublés!»
Des retombées majeures
Les retombées anticipées sont majeures, tant sur le plan touristique qu’économique et social, estime son collègue.
«Ce lien cyclable constituera un véritable levier de développement régional. Il soutiendra l’économie locale, renforcera l’attractivité touristique de nos municipalités et offrira aux citoyens une infrastructure durable de transport actif», affirme M. Savard-Tremblay.
«En 2023, le cyclotourisme a généré des revenus touristiques de 437 millions de dollars, et entre 1084 et 2283 emplois.»
Un délai de 30 jours

Les députés rappellent également que le ministère des Transports du Québec disposera d’un délai de 30 jours pour répondre à l’évaluation de la valeur nette de récupération qui sera déterminée par l’Office des transports du Canada, un exercice en cours depuis plus de neuf mois et dont le dénouement est espéré prochainement.
Un échéancier jugé critique, d’autant plus que le calendrier coïncide avec la perspective d’élections imminentes au Québec, précisent-ils.
«Chaque semaine compte. Tout retard supplémentaire risque de compromettre un projet structurant attendu par l’ensemble du milieu », concluent les deux élus, qui s’engagent à maintenir une pression soutenue auprès des autorités fédérales afin que ce dossier prioritaire avance sans délai.
La sortie des deux députés a fait l’objet d’un article dans La Voix de l’Est.
Le journal de Granby, comme d’autres médias de la région visée par le projet, avait fait mention de la pétition lancée au début de décembre, rappelons-le.
Un enjeu politique
Je dois dire que l’un des buts de ma pétition est de faire de la réalisation du nouveau sentier cyclable un enjeu politique en vue de la prochaine élection provinciale de l’automne prochain.
J’ai donc eu un petit pincement au coeur quand j’ai lu dans le communiqué des deux députés la mention du scrutin québécois à venir.
Il s’agit donc d’un poids de plus dans la balance en faveur du projet.
À suivre donc.
À lire aussi:
