Chez nous, on a l’habitude de rendre hommage aux bâtisseurs, ceux qui ont fait le Québec d’aujourd’hui, avec ses bons coups et ses imperfections.
Des personnes doivent recevoir des félicitations à chacun de nos coups de pédale. Ce sont celles qui ont bâti le réseau de chemin de fer un peu partout sur le territoire.
Plusieurs voies ferrées ont été converties en pistes cyclables quand les trains ont cessé de siffler sur nos campagnes, il y a quelques décennies.
Jamais ceux qui ont trimé dur pour aménager les rails, même au prix de leur vie quelques fois, ont eu en tête à ce moment que ces tronçons allaient devenir un jour des parcs linéaires attirant des milliers de cyclistes.
Leur nom n’a jamais été gravé dans la pierre.
Les voies ferrées étaient dédiées au transport de marchandises, du bétail et des passagers. Personne n’aurait pensé que leur travail servirait des années plus tard à un loisir, à des activités de vacances et au tourisme.
Le transport ferroviaire n’est pas mort, mais pour plusieurs voies ferrées, c’était la fin d’une époque.
Des visionnaires
On doit aussi rendre hommage aux visionnaires qui ont imaginé par la suite le début d’une nouvelle histoire. Ces hommes et ces femmes, souvent bénévoles, ont vu que ces anciennes voies ferrées pouvaient redevenir des artères de vie, après le passage des wagons de charbon et de bois.
Les tronçons aménagés pour le vélo allaient maintenant transporter des sourires, des découvertes et des souvenirs.
Ils ont négocié, débroussaillé, nivelé, planté, et parfois même, à la sueur de leur front, posé chaque panneau et chaque banc. Aujourd’hui, grâce à eux, nous pédalons sur des rubans de liberté, au rythme du vent, en suivant les traces de rails disparus.
Chacun de nos coups de pédale doivent aussi être un salut à leur audace.
Mondialement connues
Plusieurs anciennes voies ferrées sont devenues des pistes cyclables mondialement connues ; on n’a qu’à penser évidemment Au P’tit train du Nord.
Ailleurs au Québec, on peut rouler sur La Route des champs, La Véloroute de Bellechasse, L’Estriade, Le Petit Témis, Le Sentier nature Tomifobia, etc.
Cela représente des milliers de kilomètres de pistes cyclables sans grand dénivelé que plusieurs cyclistes ayant renoué avec leur bécane apprécient.
On doit aussi dire en passant que des voies ferrées abandonnées attendent d’être converties en pistes cyclables. Le processus est lent.
C’est le cas, par exemple, en Montérégie, où des rails abandonnés, entre Farnham et Saint-Hyacinthe, pourraient un jour faire place aux cyclistes sur une belle distance de 40 kilomètres.
