Descendre de son vélo pour devenir un piéton

Descendre de son vélo pour devenir un piéton

Est-ce que vous descendez de votre vélo pour traverser les routes?

Au Québec, un cycliste qui souhaite obtenir le même privilège qu’un piéton à un passage doit descendre de son vélo. Le cycliste n’est pas un piéton. Pour en devenir un, il doit débarquer de son vélo et marcher à côté.

Voilà un autre sujet sensible pour les cyclistes du dimanche, je crois. Comme celui des piétons devant marcher dos au face aux cyclistes sur une piste cyclable.

Quand on circule sur les pistes cyclables, il n’est pas rare de croiser une route. Elle peut souvent être passante. Les automobilistes n’ont pas toujours le cœur à s’arrêter pour nous laisser circuler.

L’Estriade et la route 112

L’exemple qui me vient tout de suite en tête, c’est le croisement de l’Estriade et de la route 112 à Granby. Quel endroit dangereux! J’y ai souvent été témoin des situations périlleuses.

Cette piste cyclable et cette route provinciale sont toutes les deux très achalandées.

Personne n’a envie de s’arrêter.

Des feux ont été installés pour donner priorité aux cyclistes. Ce n’est pas tout le monde qui les actionne. Les conducteurs voyant les cyclistes en attente de traverser ne sont pas tentés de s’immobiliser par crainte de se faire heurter par l’arrière.

Des policiers et des bénévoles ont dû être postés à l’intersection pour informer les cyclistes des règles à suivre. Vraiment un secteur problématique depuis des années.

Selon des chiffres de la MRC de la Haute-Yamaska datant de 2020, l’Estriade est fréquentée annuellement par plus de 200 000 cyclistes, ce qui en fait l’une des pistes cyclables les plus populaires au Québec. Le nombre de piétons et de cyclistes qui traversent la route 112, à Granby, peut atteindre les 2000 par jour. Gageons que c’est encore plus élevés comme chiffres cinq ans plus tard, tellement les réseaux cyclables sont devenus populaires depuis la pandémie.

En été, environ 7500 véhicules empruntent quotidiennement ce tronçon de la route 112, au croisement de la piste cyclable.

Prendre moins de temps

Personnellement, je ne suis pas tenté de descendre de ma monture. Pourquoi? Parce que je me mets à la place de l’automobiliste qui stoppe son véhicule pour me laisser passer. Préfère-t-il que je marche ou que je roule pour libérer la voie le plus vite possible?

Je pense qu’il souhaite me voir pédaler pour pouvoir repartir plus rapidement.

Une intersection comme celle de la 112 et de l’Estriade mériterait qu’on y aménage un tunnel sous la route pour faire circuler les cyclistes, à mon avis.  

Ça existe ailleurs au Québec, comme sur le P’tit train du nord. Évidemment, un tel projet a un coût élevé.

On n’a donc pas fini d’assister à des situations problématiques à ce croisement…

Ce texte parle des pistes cyclables des régions:

Estrie

Laurentides