J’ai l’impression d’avoir créé un véritable monstre!
La bête a surgi il y a quelques jours quand j’ai relayé une publication sur le comportement des piétons sur les pistes cyclables.
On y suggérait comment les marcheurs devaient déambuler sur les sentiers multifonctionnels. Le texte placé sur Spotted Brossard s’adressait aux piétons :
« Si vous ne marchez pas en sens contraire de la circulation des vélos, vous mettez votre vie en danger… ainsi que la leur», lisait-on au sujet des cyclistes.
Ma publication a généré des dizaines de réactions, commentaires et de partages en quelques heures; véritablement un sujet ultrasensible pour les adeptes des pistes cyclables.
L’avalanche a été tellement puissante que je n’ai pas le temps de tout lire.
Il y a eu plusieurs relances de commentaires, certains y allant de leur théorie et expériences personnelles.
Force est de constater que la question intéresse fortement les utilisateurs des pistes cyclables et qu’il n’y a pas consensus sur cette question. Les gestionnaires des réseaux cyclables ne font pas tous la même recommandation d’ailleurs, ont affirmé plusieurs.
Je me permets de reproduire quelques commentaires de cyclistes:
À Granby, c’est déjà affiché que les piétons marchent à gauche. Me semble que c’est élémentaire!
C’est comme dans la rue…on marche face à la circulation.
Vélo QC recommande que les piétons circulent dans le même sens que les cyclistes.
C’est dangereux de rouler à sens contraire. C’est justement la raison de cette règlementation.
Une règle universelle ?
Un jour, on devra trouver un terrain d’entente. Les arguments vont dans tous les sens.
Personnellement, j’ai peine à prendre position. Doit-on y aller avec une règle universelle ou par une application cas par cas ? Est-ce que toutes les pistes cyclables doivent avoir la même directive pour les piétons ?
Elles ne sont pas toutes configurées de la même manière.
Idéalement, dans les secteurs achalandés, on devrait avoir des voies séparées, une pour les piétons et une pour les cyclistes, partout. Ça règlerait le problème ? Pas automatiquement. Ce genre d’aménagement en parallèle existe, mais il n’est pas rare de voir des piétons dans la voie réservée aux cyclistes, ont fait remarquer quelques cyclistes.
Si je préfère les pistes cyclables aux routes, c’est, entre autres, parce que je considère que les automobiles et les vélos sont incompatibles : plus lourd, plus rapides et plus larges. C’est encore plus vrai dans le cas des camions.
Comme cycliste, je ne peux rouler sur les trottoirs. J’approuve ! Mais pourquoi ? Parce que les vélos et les piétons sont incompatibles eux aussi, pour les mêmes raisons.
Mais, pour les pistes cyclables, on peut mélanger les deux. Trouvez l’erreur.
